Le guide de votre bien-être à domicile

Aide à la marche

Actualités

La science et la technologie au service des paraplégiques

Le rêve de pouvoir remarcher un jour est partagé par toutes les personnes paralysées. Pour s’y raccrocher, elles misent souvent sur la robotique, un domaine promettant qui nécessite d’importants investissements dont la plupart ne sont pas assumés par les assureurs. De leurs côtés, les scientifiques préfèrent axer leurs recherches sur des solutions thérapeutiques nettement plus abordables et faciles à réaliser.

Pour affirmer cette tendance, Grégoire Courtine, spécialiste du cerveau de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) rapporte l’existence d’une épreuve « à qui trouvera le premier la meilleure thérapie ». Dans cette course contre la montre, ce spécialiste a réussi à « apprendre » à remarcher à des rats complètement paralysés après une lésion de la moelle épinière. Lors de l’expérience, les chercheurs de l’EPFL ont réussi à réveiller la moelle épinière par stimulation chimique (injection de molécules), électrique (électrodes) complétés par deux mois d’entraînement physique. Même si elle semble très prometteuse, cette étude ne confirme pas encore la possibilité de guérison des lésions médullaires et Grégoire Courtine espère améliorer la qualité de vie des paraplégiques en leur permettant d’effectuer quelques pas avec l’aide d’un déambulateur.

Des essais cliniques en vue

Efficace sur les rongeurs, cette combinaison à base d’électrodes médullaires extensibles, de substances chimiques et de rééducation physique suit une procédure systématique avant les essais sur l’homme : les premiers tests cliniques avec électrode sont programmés cette année en même temps qu’un système robotique conçu en parallèle par une société anonyme, il y aura ensuite un test de la neuro-toxicité sur les primates non humains et après cinq ans, les patients victimes d’accidents pourront avoir accès à des tests sur l’efficacité de ces substances.