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Alber e-pilot: comment passer à la vitesse supérieure

La nouvelle motorisation alber e-pilot est une cinquième roue motorisée élégante, fonctionnelle, connectée et personnalisable. Facile à prendre en main, le e-pilot transforme un fauteuil roulant manuel en un véhicule sportif en seulement 5 secondes. Fixez-le à un fauteuil et obtenez un ensemble dynamique et innovant pour vos distances moyennes (6-10 km) avec une vitesse de 10 km/h de série. Une fois arrivé à destination, détachez le e-pilot et utilisez votre fauteuil roulant comme d'habitude.

Le châssis et la fourche sont robustes et ont été conçus grâce à la technologie d'hydroformage afin d'offrir un design dynamique et sportif. Son bloc batterie est parfaitement intégré et à sa large roue motrice puissante de 16'' est équipée d'un pneumatique épais permettant de maîtriser les bosses, les obstacles et les trottoirs facilement.

Voyez plus loin : circuler sur une route salissante ou sur une rue pavée se font désormais sans effort. Les longues distances sont également possibles avec à sa batterie Lithium-ion de 36 V et son autonomie jusqu'à 50 km. Sa grande stabilité directionnelle offre davantage de sécurité, grâce à sa suspension perfectionnée. Il est extrêmement maniable et bénéficie d'une direction indépendante du bloc batterie. Grâce à sa marche arrière, les manœuvres deviennent un jeu d'enfant. L'ensemble de ces caractéristiques offrent un look sportif à l'ergonomie sophistiquée à cette nouvelle motorisation.
Le e-pilot est équipé de :

    -Une poignée d'accélération (à droite),
    -Deux poignées de frein activant un frein à disque hydraulique et un frein de parking
    -Un écran couleur amovible de 2,4'' avec connexion Bluetooth indiquant des données de conduite
    (vitesse et potentiomètre digital, distance parcourue, autonomie restante, affichage de l'heure, activation du système d'anti-patinage unique)
    -Un éclairage avant et arrière de série
    -Une prise de charge USB
    -Un système de stabilisation avec béquille et roulettes permettront à votre e-pilot de garder l'équilibre lorsqu'il est arrêté.
    -Diverses commandes : klaxon et lumière et éclairage avant/arrière, marche/arrêt, sélection de la vitesse/arrière.

Le e-pilot est personnalisable grâce à ses 11 coloris et ses divers accessoires : éclairage supernova avant et arrière, paniers et porte-bagage à fixer sur l'avant de la motorisation, rétroviseur, roues arrière renforcées.

Localiser les obstacles de la rue grâce à une application

L’application « Streetco » est un GPS pour les personnes à mobilité réduite.
 
L'opération a été menée avec la délégation APF France handicap du Jura. Une dizaine de personnes ont réalisé un parcours dans les rues de Lons-le-Saunier pour l'essayer. Une bouche d'égouts, un trottoir non aménagé, ce GPS pour piéton collaboratif signale les obstacles sur le trottoir mais aussi les lieux accessibles aux personnes à mobilité réduite.

C’est un ex-étudiant d’école de commerce qui a lancé l’application en septembre dernier. Arthur Alba et Cyril Koslowski ont mis en place Streetco. Toutes les difficultés que les piétons peuvent rencontrer y sont signalées :  un escalier, une pente ou trottoir inadapté. Les travaux temporaires, les marchés ou les terrasses de café y sont également indiqués.
Il s’agit par ailleurs d’une plateforme collaborative. Chaque utilisateur peut signaler les obstacles qu’il rencontre sur son chemin. Le dispositif s’adresse aux personnes handicapées, en fauteuil roulant, mais aussi à tous ceux qui arpentent la ville avec des bagages volumineux.

De nombreuses zones du territoire français restent encore à cartographier.

Des déplacements facilités grâce à une roue motorisée

Innovation d’un design épuré, la roue motorisée One se veut astucieuse et pratique. Elle a pour rôle d’assister l’utilisateur d’un fauteuil roulant manuel dans ses déplacements. Avec, à la clé, moins de fatigue et plus d’autonomie.

Chez Nino Robotics, société française comme son nom de l’indique pas, on ne manque pas d’idées. En effet, après le lancement remarqué du Nino en 2015, un gyropode assis, voilà qu’arrive une autre innovation. Toujours dans le but d’apporter une solution technique aux difficultés de mobilité mais dans un registre différent puisque destinée aux fauteuils roulants manuels.

Ainsi, One prend la forme d’une roue motorisée. Elle se fixe via une barre d’ancrage sur la grande majorité des aides techniques manuelles du marché. Grâce notamment à la présence d’une béquille de stationnement, l’opération est à la fois rapide et simple.

L’avantage premier de la motorisation One consiste à procurer une assistance au déplacement. Une aide bienvenue, par exemple, lors d’une longue journée de balade afin de soulager les muscles et articulations des bras de trop intenses sollicitations. La vitesse de l’attelage est de l’ordre de 10 km/h pour 15 à 20 km d’autonomie avec la batterie standard, 30 km avec une batterie plus puissante (modèle vendu en option).

De plus, en remplaçant les roues avant directionnelles de petit diamètre par One, le fauteuil se transforme en un véhicule à trois roues d’une grande maniabilité. Autre point positif, le One s’affiche comme un dispositif pratique en raison de son poids modéré (moins de 10 kg avec la batterie) et de son encombrement réduit (guidon pliable).

Un fauteuil roulant connecté, un projet imaginé par des collégiens

Des élèves en classe de troisième ont réalisé un fauteuil roulant connecté. Se pilotant depuis un smartphone et proposé en kit, leur projet a été récompensé lors de la journée nationale de l’innovation 2018.

Au collège public Louis-Denayrouze d’Espalion dans l’Aveyron, les élèves ont de la suite dans les idées. Après une main artificielle réalisée par leurs aînés, les collégiens de troisième se sont, en effet, attaqués à un second projet en lien avec le handicap. À savoir un fauteuil roulant se pilotant à l’aide d’un smartphone.

Une idée qui ne tient pas du hasard car, depuis quatre ans, l’établissement accueille Thibault. Atteint d’une myopathie de Duchenne, ses déplacements se font en fauteuil. C’est donc autour de leur camarade que ce projet de fauteuil connecté s’est articulé.

De la conception de l’application de pilotage via un Smartphone à la motorisation du fauteuil roulant, le travail à réaliser était conséquent. Le tout en sept mois à peine. Avec en plus, l’option de proposer une innovation à un tarif raisonnable et livrée en kit.

Face à un cahier des charges aussi complet que précis, une vaste collaboration a été nécessaire. Ainsi, les élèves, tous volontaires et issus de trois classes, ont été encadrés par plusieurs de leurs professeurs. Ils ont aussi reçus la visite et les conseils de chercheurs spécialisés en robotique et domotique, venus de l’Institut de recherche en informatique de Toulouse.
Pour limiter les coûts, place à l’ingéniosité et au… recyclage. Ce que précise un des ingénieurs en herbe. « Nous avons récupéré et fixé sur le fauteuil deux moteurs d’essuie-glaces. Ce sont eux qui entraînent la rotation des roues avant. »

Au final, ce fauteuil innove sur plusieurs tableaux comme l’explique un encadrant, enseignant de technologie. « C’est le premier fauteuil roulant à la fois pliable, motorisé et léger. Il affiche un poids d’à peine 26 kg. Le tout pour un tarif “low-cost”. »

Enfin, le projet des ces collégiens a été sélectionné dans le cadre de journée nationale de l’innovation, qui s’est tenue début avril. En lice dans la catégorie “la différenciation au service d’une école inclusive”, leur fauteuil roulant a remporté le prix du public.

Aide à la marche : pourquoi choisir une canne de marche

En général, une canne de marche est de forme allongée comme une sorte de bâton pourvu d’une poignée et qui prolonge le bras pour faciliter le déplacement d’une personne ayant des problèmes à la marche. La majorité des personnes à mobilité réduite utilise la canne de marche pour les mettre plus en confiance et surtout si elles n’ont qu’un seul membre défaillant. Une canne de marche limite les risques de chute et soulage les douleurs qu’une personne peut avoir dans les jambes ou dans le dos en marchant.
Le port de la canne dépend aussi du degré de mobilité de la personne concernée. Plus sa mobilité est réduite, plus elle aura besoin d’un appareil plus performant comme les déambulateurs ou les fauteuils roulants. Mais si la personne a juste besoin d’être rassurée ou si elle présente des difficultés en marchant, la canne de marche est l’accessoire à privilégier. La canne de marche est utile pour les personnes qui ont une douleur dans les jambes ou aux hanches, ont des troubles d’équilibre, des problèmes articulaires ou musculaires.
La canne de marche est un accessoire peu couteux car le prix d’une canne simple varie entre 15 et 70 euros, la canne tripode entre 20 et 40 euros, la canne anglaise entre 15 et 40 euros, la canne pliable entre 15 et 60 euros, la canne siège entre 20 et 100 euros et la canne parapluie entre 40 et 100 euros.

Canne pour la marche : comment faire le bon choix ?

Pour les personnes en situation d’handicap et surtout les personnes âgées, la canne est un outil indispensable pour se déplacer facilement car elle offre un appui stable pour les jambes en défaillance. Avec les différents modèles de canne qui existent sur le marché, il est difficile de faire le bon choix. Canne pliable, canne tripode, canne rétractable, canne quatripode ou canne absorbatrice de chocs, voici les conseils pour bien choisir sa canne.

Les critères à ne pas négliger

La poignée : la poignée est l’élément qui vous fait tenir la canne fermement pour ne pas tomber. Vous devez essayer la poignée en s’appuyant bien dessus et choisir celle avec une prise de main facile. Pour les personnes souffrant d’arthrite ou d’arthrose, une poignée ergonomique moulée est conseillée. Si vous êtes en surpoids, il est nécessaire d’avoir une poignée qui englobe totalement la paume et les doigts pour une bonne prise en main. Si vous souffrez de douleurs à la main, une poignée rembourrée par une mousse est plus adaptée.

Le tube : le tube de la canne peut être fixe ou emboitable (pour le sport) mais il est conseillé de choisir une canne avec un poids de charge qui correspond à vos besoins car si vous optez pour une canne avec un poids de charge inférieur à votre poids, le tube se cassera et les risques sont nombreux. Le tube doit être résistant et surtout léger. En général, le tube est en bambou, fibre de carbone ou aluminium.

L’embout de canne : Il est préférable de toujours opter pour un embout antidérapant pour plus de sécurité car un embout antidérapant vous empêche de glisser même sur une surface mouillée et glissante. Il faut aussi penser à changer l’embout de canne quand il commence à être usé. A noter que plus l’embout est large, plus la personne est stable.

Comment utiliser et régler sa canne ?
Vous devez tenir votre canne du côté opposé du membre affaibli. Par exemple, si vous avez subi une opération de la hanche gauche, tenez votre canne avec la main droite. La main dominante ne doit pas être prise en compte. A rappeler, qu’il existe des cannes pour droitiers et gauchers. Pour marcher confortablement avec une canne, il faut avancer à la fois la jambe affaiblie et la canne puis avancer la jambe valide. Ainsi, le poids de votre corps est transféré sur la bonne jambe.
Et pour régler la canne à la bonne hauteur, la poignée doit arriver à la hauteur du col du fémur. Selon la longueur du bras, la poignée de la canne doit se situer à la hauteur du poignée lorsque vous êtes debout.

Résidence Domitys « Le Parc de Vinci » : élu meilleur résidence pour sénior

La résidence Domitys d’Amboise et l’ensemble de son personnel peuvent être fiers de leur établissement car selon le classement 2015 du site ‘Maison de retraite sélection’ c’est la meilleure résidence en France. Le site a sélectionné plus de 2000 établissements pour ce classement et le Parc de Vinci a récolté la meilleure note. Mais au-delà des structures et de la qualité d’hébergement, quels sont les atouts qui ont fait de cet établissement le n° 1 en France ?

L’âge moyen des résidents du Parc de Vinci est de 82 ans mais l’ensemble est entre 65 et 97 ans. L’établissement organise des activités adaptées pour des besoins pluriels. Le groupe se consacre sur son engagement qualité dont la certification Afnor ‘ Engagement de service’ qu’il a obtenu depuis 2013. L’établissement s’engage grâce à sa charte qualité à la mise en place d’au moins trois activités physiques (gym douce, qi gong, …), deux activités intellectuelles (dictée, lecture, atelier mémoire…) chaque semaine. Deux activités culturelles (visites, expositions…) et deux moments festifs (théâtres, jeux…) sont aussi programmées chaque mois. Récemment, l’établissement a aussi instauré un parcours individuel appelé ‘ bien-être et autonomie’. C’est un programme qui permet aux résidents d’élaborer des activités de choix selon leur besoin et convenance. L’animateur devient alors un véritable accompagnateur qui motive et établit un suivi personnalisé de son résident.

La Résidence Domitys ‘ Le Parc de Vinci’ se réunit deux fois par an avec les animateurs et les résidents afin d’évoquer les satisfactions, les critiques et les souhaits de chacun et trouver une amélioration ou une solution. C’est aussi un établissement qui met en avant les cultures géographiques avec des actions dans le nord et le sud de la France. Pour cela, il y a l’organisation des Olympiades inter-résidences mais aussi des grandes expositions parisiennes dans les résidences.

Aide à la marche : comment bien choisir son appareil ?

Se déplacer au quotidien n’est pas toujours aisé pour certaines personnes que ce soit à cause d’un handicap ou de l’âge. Les appareils d’aide à la marche sont destinés à apporter à ces personnes une autonomie en matière de déplacement. Cadre de marche, béquille, canne, déambulateur, rollator….comment choisir l’appareil adapté pour soi ?

Avant d’acquérir un appareil d’aide à la marche, il est important de consulter un professionnel de santé qui vous connait très bien car l’appareil doit convenir à votre pathologie ou handicap ( douleur au genou, hanche, cheville, épaule, poignet…), à votre mensuration ( poids et taille pour régler la hauteur des poignées, la largeur et la hauteur de l’assise, la charge maximum supportée…) et à votre environnement ( largeur hors tout, pliable ou pas, déplacement intérieur/extérieur, assise rembourrée, panier…)

-Le cadre de marche : c’est un appareil adapté pour l’intérieur que pour l’extérieur, il sécurise les déplacements car il permet d’être stable. Toutefois, le fait de soulever le cadre de marche peut être fatiguant. Il convient pour les courtes distances et n’est pas conseillé pour les personnes ayant des problèmes au niveau de l’épaule comme l’arthrose, la rupture de la coiffe des rotateurs ou la capsulite)

-Le déambulateur : pas besoin d’être soulevé pour les déplacements, le déambulateur glisse grâce à ses roues. Un déambulateur deux roues est léger et compact. Les deux roues placées à l’avant permettent un déplacement facile et les deux patins antidérapants à l’arrière pour la stabilité. Il est adapté pour les personnes qui ne marchent pas vite et qui ont besoin d’un appui stable. Le déambulateur à 4 roues est plus tout terrain que le modèle à deux roues. Il est plus adapté pour les déplacements à l’extérieur. Cet appareil est souvent plus robuste mais aussi plus lourde, elle s'adapte aux personnes marchant à une vitesse quasi normale mais ayant besoin d'un appui stable. Le système de frein (comme celui des vélos) permet de réduire sa vitesse lors des descentes.

Déplacement des personnes à mobilité réduite : les bikeboards à la rescousse !

Désormais pour se déplacer dans le quartier ou dans la ville, les personnes à mobilité réduite peuvent utiliser le Bikeboard. Cet appareil est un tricycle électrique qui a eu son homologation pour la route. Lancé par le groupe français spécialiste des produits d’activités et loisirs Mouvly G2M, le Bikeboard, à l’inverse de la navette autopilotée Navia qui est en phase test à Singapour, est pliable. Cette fonction lui procure plus de possibilités car il est facile de le transporter dans le coffre d’une voiture par exemple.

Le Bikeboard est un appareil électrique qui permet de se déplacer sur la route. Le tricycle propose divers accessoires comme le coffre rigide, le garde-boue et le siège réglable. Que ce soit pour faire les courses, accompagner les petits-enfants, faire des balades avec la famille ou juste pour découvrir la ville, le Bikeboard est fait pour les personnes âgées et les personnes qui ont un problème pour se déplacer. Ce nouveau modèle de tricycle a été conçu pour respecter l’environnement. Véhicule écologique, il propose une autonomie de 35 km et une vitesse maximale de 35km/h. La batterie est en lithium polymère et se charge complètement en 4h30. Pour une charge rapide, il suffit de 3h.

Moyen de transport non polluant, efficace et silencieux, le Bikeboard est muni d’une plaque d’immatriculation. Sa conduite nécessite le port d’un casque et il se vend en quatre modèles qui se différencient par la puissance et l’usage souhaités. Concernant le prix, cela varie de 1500 à 3000 euros. Le seul point négatif avec cet accessoire c’est qu’il se conduit debout. Pour les personnes qui ne peuvent pas se mettre debout pour plusieurs minutes, ce n’est pas conseillé. Par contre les concepteurs envisagent de créer une version avec chaise même si ce n’est pas encore disponible sur le marché.

Aide à la marche : gros plan sur les technologies Honda

La technologie est ancrée au quotidien et fait des merveilles. Les différentes innovations comme l’impression 3D et les nouveaux appareils d’aide à la marche permettent aux handicapés et aux personnes à mobilité réduite de mener une vie normale comme les autres. Si Honda est une marque de voiture connue, elle s’affirme aujourd’hui comme étant la référence pour les technologies d’assistance à la marche et de robotique.

La dernière innovation d’ Honda est le Honda Walk Assist, c’est un appareil qui aide les personnes âgées ou handicapées à se déplacer plus facilement. Il s’utilise également en cas de rééducation après un accident ou une maladie et peut aider à déplacer des objets lourds ou à faire des mouvements répétitifs. Le principe est simple, il suffit de mettre les chaussures et de s’asseoir sur le mini-siège de soutien. Aucun dispositif n’est à fixer. L’appareil occupe l’espace d’une semelle de chaussure au sol ce qui permet des facilités de déplacement. La force de soutien reste automatique car des capteurs situés dans les chaussures permettent de faire tourner le moteur.

Cette prothèse d’aide à la marche est disponible à l’Institut de Réhabilitation de Chicago durant sa phase de test pour les personnes victimes d’accidents. Toutefois, la marque envisage de cesser les simulations et de mettre le produit sur le marché. Il n’y a pas encore de date annoncée mais déjà on sait que cette technologie sera coûteuse. En effet, un système aussi élaboré ne sera pas accessible à tout le monde à moins que la concurrence s’élargisse.

Un chien de réadaptation pour améliorer la qualité de vie des personnes âgées

Initialement entraînés pour aider les aveugles, les chiens MIRA sont actuellement capables de servir d’aide à la marche aux pensionnaires des centres de réadaptation des personnes âgées. Au CHSLD, centre d’hébergement et de soins de longue durée Jean-Louis-Lapierre de Saint-Constant, le programme de réadaptation à la marche des seniors compte sur Sirius, un labernois de 3 ans.

Inciter les seniors à avancer

Avec ses 10 années d’expérience en tant que thérapeute en réadaptation physique, Hélène Grignon ne cesse de rechercher de nouvelles méthodes pour améliorer le rétablissement des patients. D’où l’entrée en scène de Sirius, un chien spécialement préparé pour aider les personnes âgées à mieux supporter la réadaptation physique à la marche. Bien loin de la zoothérapie, il s’agit surtout d’une approche de réadaptation plus encourageante que le déambulateur ou la béquille.

Un chien d’assistance

Chez les patients souffrant de troubles neurologiques ou de déficience motrice, les chiens d’assistance leur permettent de retrouver une plus grande autonomie sans devoir demander de l’aide auprès d’une tierce personne. Pour mieux servir les personnes en situation de handicap, l’entrainement du chien lui a appris à assurer des fonctions essentielles : préhension, appui et transfert, support et déplacement, traction et alerte.

Au CHSLD de Saint-Constant, Sirius sert de patron de marche fonctionnel pour les patients en situation de perte cognitive. Malgré la difficulté de compréhension, les seniors s’adaptent naturellement au chien et leur capacité d’automatisme les permet de contrôler la vitesse et la posture. Avec ou sans son harnais de marche, Sirius sert également d’appui pour les personnes âgées en perte d’équilibre, de moyen de distraction, de support dynamique dans la rééducation fonctionnelle avec un pas fluide et une allure régulière.

High-tech : l’arrivée de la voiture autonome

Caractérisée par un design novateur, la Link and go est une voiture qui roule toute seule. Connectée aux technologies de pointe, cette voiture électrique qui ressemble à une petite citadine est capable de rouler toute seule sans aucune intervention des passagers. Parce qu’il s’agit d’un concept-car ou véhicule expérimental, il est disponible en modèle unique.

Innover l’aide à la marche

Au service des personnes en situation de handicap ou celles à mobilité réduite, Link and Go dispose d’un bras mécanique qui lui permet de se recharger à une borne électrique et se garer automatiquement après les balades en ville. Durant le trajet, les passagers sont libres de lire, visionner un film, dormir, travailler, admirer le paysage ou discuter entre eux. La voiture est également dotée d’un habitacle modulable qui peut être transformé en salon. Et pour les adeptes de la conduite automobile, le modèle peut très bien être piloté manuellement.

Une cartographie en 3 D

Pour rendre possible cette totale autonomie, Link and Go met en place en temps réel une cartographie en 3 D. Les données sont ensuite transmises aux autres appareils à partir d’un espace virtuel via des faisceaux installés sur le toit, les lasers, les caméras stéréo, les calculs des distances et une prévention des obstacles. A cela s’ajoutent les innombrables gadgets interactifs utiles pour passer le temps durant un voyage.

Un projet « Véhicule intelligent-villes du futur »

Pour répondre à l’appel à projet du conseil général des Yvelines portant sur le thème « Véhicule intelligent-villes du futur », 300 spécialistes de l’entreprise d’ingénierie AKKA technologie de Toulouse et Blagnac ont rassemblé leur savoir-faire pour mettre en place ce concept-car en 14 mois.

Quand l’Europe se lance dans la robotique d’assistance

Pour faire face au vieillissement de la population, des experts européens travaillent actuellement sur un projet prometteur. Il s’agit de la création d’un robot-compagnon destiné à faciliter l’assistance aux personnes âgées, une branche du projet “An integrated intelligent home environment for the provision of health, nutrition and well-being services to older adults” (MOBISERV) qui a reçu une subvention de 3,6 millions d’euros venant de la Comité européenne. Outre les deux roues pour améliorer sa mobilité, le semi-humanoïde est doté de caméras, de microphones, de capteurs, de système audio et d’écran tactile. Disponible dans deux à trois ans, le robot de compagnie sera testé dans les foyers pour apporter assistance, soutien et présence aux personnes âgées.

Une solution pour la dépendance

Parce qu’il est complètement paramétrable, le robot peut être adapté à chaque patient suivant ses attentes et son traitement médical :
Assistance, dialogue, exercices de mémoire, rappel des prises de médicaments, gestion des rendez-vous, invitation à des promenades, terminal de visioconférence et appareil téléphonique pour les seniors dépendants.

Surveillance de la tension artérielle, du pouls, de la température et appel des secours si besoin est pour les personnes âgées malades.

Les réactions des experts

Pour Herjan van den Heuvel, membre du Centre de recherche hollandais pour la maison et la vie connectées, les technologies prennent une place importante dans l’amélioration de la condition de vie des personnes âgées dans les populations européennes vieillissantes. En effet, l’âge médian de la population des 28 pays membres de la Communauté Européenne ne cesse d’évoluer et les estimations prévoient qu’il sera de 47,6 ans en 2060 (contre 41,2 ans en 2011). D’après les projections d’Eurostat, 29,5% de la population européenne aura plus de 65 ans en 2060 tandis que le nombre d’octogénaires sera triplé.

Déambulateur électrique : un nouveau record mondial de vitesse

Essentiellement utilisés en aide à la marche pour les personnes âgées, les déambulateurs ont souvent une image vieillotte et négative. Ce n’est pas le cas pour le modèle customisé des spécialistes du groupe Garage Insanity. Avec leur déambulateur électrique, ils ont réussi à défier une voiture Nissan Skyline lors d’une course insolite.

Rouler à plus de 200 km/h en déambulateur

Le but de ce test entre un déambulateur et une Nissan Skyline était de savoir lequel des deux véhicule roulait le plus vite. En temps normal, la voiture remporterait la victoire sans problèmes mais les modifications de Garage Insanity y sont pour quelque chose. En effet, l’équipe de professionnels expérimentés (John McNeil, Richard Underwood et Dale Glover) de Garage Insanity a utilisé un moteur de moto Suzuki à la place l’original. Après cette intervention, la vidéo du test visible sur Youtube rapporte une vitesse maximale de 225 km/h alors qu’un déambulateur électrique normal n’était jusque là pas capable de dépasser les 164 km/h. Cette course a donc permis à l’équipe de tester la puissance de ce genre de véhicule et les résultats ont été satisfaisants.

Un appareil dédié aux circuits de course automobile…

Même si les personnes âgées ou en situation de handicap peuvent être intriguées par la puissance de ce déambulateur customisé, sa place serait plutôt aux côtés des voitures de course parce qu’il est capable de dépasser les 100 km/h en 4 secondes. En rappel, le groupe Garage Insanity est reconnu pour ses défis et ses expériences inédits visibles sur sa page Facebook. Dans la foulée, le déambulateur électrique a aussi réussi à semer une Peugeot 106.

Domotique : quand l’appartement est connecté

En France, la connectivité à distance de l’appartement est désormais réelle avec l’arrivée de B.Domo, une web-application de gestion domotique créée par Bouygues Construction. Cette nouvelle technologie accessible depuis PC, MAC, smartphones et tablettes numériques est dédiée aux locataires des tous nouveaux immeubles de Bouygues Construction érigés à Cahan et Aubervilliers.

Une aide à la marche facilitée

Parce que la domotique ambitionne de faciliter le quotidien des seniors maintenus à domicile et des personnes à mobilité réduite, l’accès à B.Domo a été simplifié. Ainsi, les nouveaux locataires ne sont pas obligés de s’abonner à Bouygues Télécom ou devenir un client BBox mais il leur faut seulement un accès à Internet.

Des appareils connectés

Pour pouvoir commander à distance les appareils, les abonnés devront les connecter au système et profiter de l’application pour régler le chauffage, gérer la consommation énergétique, mettre en marche l’arroseur automatique et programmer l’utilisation des volets. B.Domo se charge également d’informer régulièrement sur les prévisions météorologiques et informations du quartier tout en permettant à son utilisateur de se connecter aux réseaux sociaux de ses voisins.

Une sécurisation du domicile

Toujours dans le but d’améliorer son offre, Bouygues Construction envisage d’apporter un champ dédié à la sécurisation du domicile dans l’application B.Domo. Actuellement en phase test aux logements d’Aubervilliers et de Cachan, le système sera accessible dans tous les prochains projets de maison intelligente de la société.

Et avec Google Glass…

Toujours dans le cadre des avancées en domotique, l’entreprise Revolv incite les adeptes des nouvelles lunettes de Google à utiliser cette technologie pour contrôler les installations dans le domicile : réglage des luminaires, commande à distance des verrous et systèmes stéréo, etc. Pour y arriver, il suffit de regarder en direction de l’appareil à contrôler et d’appuyer sur la commande installée sur le côté du dispositif.

L’esthétique au service des personnes âgées

Avec la promotion de la Silver Economy, les seniors et les personnes en situation de handicap ont à leur disposition des déambulateurs, fauteuils roulants et autres prothèses auditives modernes et faciles d’utilisation. Voici quelques exemples de ces innovations au service du bien-être.

Les déambulateurs

Indispensable pour sauvegarder l’autonomie, le déambulateur est de plus en plus délaissé par les seniors qui aimeraient garder une bonne image d’eux sans devoir compter sur un épouvantable objet à quatre roues. Pour renverser la tendance, Michèle Delaunay, ministre déléguée aux personnes âgées a fait appel à Philippe Starck pour créer des déambulateurs design pour en changer l’image vieillotte et médicalisée. En Suède, les papy-boomers ont désormais accès à des modèles novateurs comme le « Tango ». Pour Jean Serroy et Gilles Lipovetsky, auteurs de « L’esthétisation du monde », il s’agit d’un « capitalisme artiste » misant sur l’intégration généralisée du look dans l’univers consumériste. Par exemple, ils citent le cadeau de Bernie Ecclestone, grand argentier de la Formule 1 qui a reçu pour ses 80 ans un déambulateur venant de la société Red Bull : un engin doté de volant multifonction avec touches « tea », « argent », « power » et « infirmière ».

Les objets fonctionnels

Toujours d’après Michèle Delaunay, les objets high-tech contribueront à améliorer l’image des personnes âgées. Ainsi, les personnes en situation de handicap ou celles en perte d’autonomie seront moins stigmatisées avec des appareils orthodontiques innovants, des prothèses auditives stylées et des plâtres multicolores.

Les fauteuils roulants

Enfin, la vision sur l’aide à la marche change progressivement grâce aux rappeurs comme Dizzee Rascal qui intègrent des outils auxiliaires dans leurs clips : un fauteuil roulant à rétroviseurs et des chaises roulantes avec enjoliveurs dignes d’un tuning de qualité.

Une meilleure assistance robotique

Pour améliorer l’assistance des personnes en situation de handicap ou les seniors maintenus à domicile, des spécialistes de l’université américaine Cornell ont créé un robot intuitif apte à anticiper toute activité humaine. Pour y arriver, les chercheurs du Robot Learning Lab ont équipé le robot d’un capteur de mouvements Kinect de Microsoft déjà utilisé dans la robotique pour faciliter les repérages dans l’espace et la distinction des objets qui entourent l’appareil. Ces atouts du Kinect ont ensuite été renforcés par un algorithme spécifique et une base de données permettant au robot d’assimiler les actions journalières d’une personne.

En pratique

Avec le capteur Kinect, le robot établi plusieurs possibilités de trajectoires d’un objet et se base sur les gestes effectuées par l’homme pour faire le tri et déclencher la séquence adéquate à toutes les situations. Par exemple, si une personne se tient devant le réfrigérateur avec un plat à la main, le robot pourra l’aider à ouvrir la porte.

Un robot-assistant

Pour obtenir de tels résultats, les spécialistes ont entrainé les robots avec quatre volontaires ayant réalisé les tâches quotidiennes comme se brosser les dents dans la salle de bain, installer les lentilles de contact dans la chambre, manger dans la cuisine, travailler avec un ordinateur dans le bureau ou prendre le téléphone du salon. Durant toutes ces scènes, le capteur Kinect mettait 45 secondes pour filmer et accorder les données obtenues avec l’algorithme. Pour anticiper les actions d’une personne, le robot se concentre sur la position de l’objet vis-à-vis du corps. Par exemple, une tasse placée près de la bouche sera assimilée à l’action « boire » mais celle posée sur la table fera référence au « déplacement ».

Une vieillesse facilitée avec le Prix Design et Autonomie 2013

Dans le cadre de la promotion de la Silver Economy, Michèle Delaunay, Ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’Autonomie a procédé à la remise du Prix Design et Autonomie le jeudi 30 mai 2013. Bénéficiant du soutien financier de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie, ce prix implique directement l’école de design de Nantes Atlantique, l’ANADESSMS, l’AD-PA, la FEHAP, la FNADEPA, la FNAQPA et la FFAMCO.

Le premier prix Design et Autonomie a été remporté par WHEELO de Batia Bertho. Loin d’être un simple déambulateur, ce nouveau dispositif facilite les déplacements en permettant à ses utilisateurs de se reposer à tout temps sur le siège intégré. Doté de trois roue, Wheelo est pliable et peut être utilisé en toute sécurité dans les lieux de promenades privilégiés des seniors.

La ministre a remis le deuxième prix à BIJOUCOM de Raphaël Goute. C’est un pendentif équipé d’un micro, d’une coque interchangeable et des enceintes cachées dans les pièces de la maison conçu pour entrer en relation avec le service d’aide. Avec ce dispositif discret et efficace, un simple clic suffit pour lancer un appel téléphonique de secours.

Enfin, le troisième prix a été attribué à ADJUSTO, un déambulateur « nouvelle génération » conçu par Sola Takahashi. Adaptable à la taille, la corpulence et les problèmes de déplacement de son utilisateur, Adjusto est équipé d’assise motorisée ainsi que d’une hauteur réglable pour faciliter les déplacements des personnes âgées.

Avec ce prix, Michèle Delaunay, la CNSA et la FHF encourage les créateurs à s’intéresser à l’économie du grand âge en travaillant sur des objets du quotidien design.

Mobilité réduite : des cannes innovantes

Pour améliorer la qualité de vie des personnes à mobilité réduite, les experts en aide à la marche ne cessent de créer différents outils à la fois pratiques et ludiques. C’est le cas de Gérad Dubois, un ingénieur de 61 ans originaire de Montgeron qui a eu l’idée d’une canne de golf miracle. Dédiée aux personnes en situation de handicap ou celles du troisième âge passionnées de golf, FaciliTee permet de ramasser les balles, planter le tee et poser la balle en équilibre dessus après avoir appuyé sur le pommeau de la canne. D’après son concepteur, le système ne nécessite d’aucune pile ou batterie car elle reproduit le mouvement de la main. Sur le parcours, les utilisateurs de FaciliTee disposent de quatre hauteurs de pose du tee, un atout millimétré pour faciliter la répétition du même swing

Une canne-chaise

Toujours dans l’univers de l’invention, le concours Lépine qui s’est déroulé dernièrement à la Foire de Paris a été l’occasion d’avoir un aperçu des dernières nouveautés dans le domaine de la mobilité réduite :

La technique de moulage pour os artificiels pour implants des représentants de l’Université Lung Hwa des sciences et technologies pour la médaille d’or.

La canne-chaise de l’entreprise Step2Gold : un dispositif d’aide à la mobilité qui allie canne et chaise portable. Il contient un bouton-poussoir mécanique qui enclenche les mécanismes pour installer la chaise portative et la ranger en un simple bâton de marche avec une stabilité et un soutien améliorés par la base de trépied. Utilisé en guise de canne, le matériel bascule le poids essentiel de la chaise au niveau de la poignée. Construite en aluminium, la canne pèse moins de 0,9 kg mais peut supporter jusqu’à 113 kg.

Le grand âge, une opportunité économique

En créant le nouveau comité de filière consacré à la « Silver Economy », Michèle Delaunay, ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie invite les industriels à exploiter le marché de seniors. Une véritable filière industrielle visant à améliorer la qualité de vie de 900 millions de seniors dans le monde.

En France, les 15 millions de personnes âgées ont des besoins grandissants en gérontologie, en domotique, en numérique et en e-autonomie. Ce fut le sujet de la réunion du mercredi 24 avril à Bercy qui a rassemblé 600 acteurs : entreprises, pôles de compétitivité, mutuelles, designers, acteurs du médico-social, institutionnels. Outre la mise en place d’un comité de filière, la journée a permis d’annoncer la future collaboration avec Fleur Pellerin, Ségolène Royal et Jean-Pierre Jouyet par la Banque Publique d’Investissement et la CDC.

Un plan d’actions

Comme il s’agit d’une toute nouvelle filière, les sept groupes de travail du 24 avril ont obtenus dix champs créateurs d’emplois à partir de différentes propositions : la robotique pour l’autonomie par exemple. Parmi les entreprises chefs de file de la Silver Economy, il y a Legrand, Orange, La Poste ou le japonais Toshiba soutenus par les PME et les start-up telle E-sidor qui a collaboré avec Toshiba pour créer une tablette tactile dédiée aux échanges avec les médecins et autres établissements de santé dans la Creuse. Il y a aussi Withings qui permet aux scientifiques de mesurer les facteurs de vieillissement d’après les données sur la courbe de poids, la masse grasse et la masse maigre, la tension, l’activité physique et le rythme cardiaque de plusieurs milliers de personnes.

L’aide à la marche

Le déambulateur réalisé par Philippe Starck fait partie du projet et Michèle Delaunay confirme que d’autres designers travaillent en collaboration avec des entreprises du secteur (HMS Vilgo, Dupont Medical, Herdegen) pour concevoir d’autres modèles.

Le point sur les dernières innovations en exosquelettes motorisés

Placé au-dessus d’un être vivant, l’exosquelette motorisé est une armature solide conçue pour aider son utilisateur à réaliser des mouvements. Actuellement, les spécialistes travaillent surtout sur des programmes pour la motricité des jambes et des bras avec des modèles fonctionnant à l’énergie électrique ou hydraulique. Selon leurs utilisations finales, les exosquelettes peuvent être dotés de différentes applications et commandés par la pensée, les mouvements du corps, les capteurs posés sur la peau ou le casque à encéphalogramme.

Pour rendre leur liberté aux handicapés, servir d’aide à la marche aux personnes mobilité réduite, prêter main forte aux secouristes ou améliorer les performances des sportifs, les experts du monde entier ne cessent d’améliorer les projets d’exosquelettes motorisés.

EMY pour la France

Visible au dernier salon Innorobo de Lyon, EMY (Enhancing Mobility) est un programme français qui ambitionne de faire remarcher les victimes de tétraplégie totale. Pour permettre la commande par la pensée, les spécialistes ont créé un implant à installer à la base du cerveau. S’il est encore au stade expérimental, les premiers tests sur patients tétraplégiques se dérouleront en décembre 2013.

HAL (Cyberdyne) pour le Japon

Destiné à faciliter la marche ou le port d’importantes charges, HAL est un projet d’exosquelette robotisé commandé par les signaux que le cerveau envoie aux muscles. Il est disponible en 2 versions : HAL 3 pour les jambes et HAL 5 pour les jambes, les bras et le torse.

HULC et Ekso pour l’Amérique

Capable de porter 90 kg sur le dos avec une vitesse de 16km/h, Human Universal Load Carrier (HULC) a été élaboré pour l’armée américaine. Il est commandé mécaniquement grâce aux mouvements de son utilisateur. Par contre, Ekso a été conçu pour permettre aux civils paraplégiques de quitter la chaise roulante et s’appuyer avec des béquilles pour marcher en ligne droite.

La science et la technologie au service des paraplégiques

Le rêve de pouvoir remarcher un jour est partagé par toutes les personnes paralysées. Pour s’y raccrocher, elles misent souvent sur la robotique, un domaine promettant qui nécessite d’importants investissements dont la plupart ne sont pas assumés par les assureurs. De leurs côtés, les scientifiques préfèrent axer leurs recherches sur des solutions thérapeutiques nettement plus abordables et faciles à réaliser.

Pour affirmer cette tendance, Grégoire Courtine, spécialiste du cerveau de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) rapporte l’existence d’une épreuve « à qui trouvera le premier la meilleure thérapie ». Dans cette course contre la montre, ce spécialiste a réussi à « apprendre » à remarcher à des rats complètement paralysés après une lésion de la moelle épinière. Lors de l’expérience, les chercheurs de l’EPFL ont réussi à réveiller la moelle épinière par stimulation chimique (injection de molécules), électrique (électrodes) complétés par deux mois d’entraînement physique. Même si elle semble très prometteuse, cette étude ne confirme pas encore la possibilité de guérison des lésions médullaires et Grégoire Courtine espère améliorer la qualité de vie des paraplégiques en leur permettant d’effectuer quelques pas avec l’aide d’un déambulateur.

Des essais cliniques en vue

Efficace sur les rongeurs, cette combinaison à base d’électrodes médullaires extensibles, de substances chimiques et de rééducation physique suit une procédure systématique avant les essais sur l’homme : les premiers tests cliniques avec électrode sont programmés cette année en même temps qu’un système robotique conçu en parallèle par une société anonyme, il y aura ensuite un test de la neuro-toxicité sur les primates non humains et après cinq ans, les patients victimes d’accidents pourront avoir accès à des tests sur l’efficacité de ces substances.

Salon MWC : Fujitsu a étonné avec sa nouvelle canne GPS pour personnes âgées

Le Salon MWC est un événement dédié aux nouvelles technologies, notamment les smartphones. Cette année, la marque Fujitsu a présenté un nouveau produit d’un genre particulier. Il s’agit d’une canne intelligente destinée pour les personnes âgées. Cette canne propose des fonctionnalités avancées permettant à son utilisateur de s’orienter facilement en plus de maintenir son équilibre. Mais le produit est encore à sa phase d’essai car le prototype ne dispose que d’une autonomie de deux à trois heures par cycle de charge. Une faille que les concepteurs devront encore revoir avant que la canne soit disponible sur le marché.

La canne nouvelle génération

L’époque des cannes en bois est révolue. En cette ère où la technologie ne cesse d’évoluer, la canne se voit plus sophistiquée avec d’autres fonctionnalités que celle de simple appui. Pour pouvoir s’imposer dans le marché des séniors qui représente un énorme potentiel, Fujitsu a conçu la canne de demain. Il s’agit d’une canne avec GPS, connexion Bluetooth, Wifi, écran et capteurs biométriques. La canne est capable d’indiquer les directions à suivre à son utilisateur grâce à des pictogrammes affichés sur l’écran. Ce système de guidage est aussi muni diodes. Mais ce n’est pas tout, la canne définit aussi la position de son utilisateur grâce à un logiciel spécifique. De ce fait, les proches pourront savoir où se trouve l’utilisateur de la canne à n’importe quel moment. La canne permet aussi de surveiller la température, l’humidité et le rythme cardiaque de l’utilisateur. En cas de fatigue, elle s’oriente automatiquement vers le lieu de repos le plus proche.

Pour le moment, aucune date n’a été annoncée quant à la disponibilité du produit sur le marché mais d’ici 1 à 2 ans, la nouvelle technologie gagnera beaucoup de place dans le domaine de la santé et de l’autonomie des personnes âgées.

La ministre Michèle Delaunay appuie le développement des accessoires d’aide pour les séniors

La ministre Michèle Delaunay, déléguée aux Personnes âgées va proposer un nouveau projet de loi désigné « Triple A » au printemps prochain. Triple A qui a pour objectif de : Anticiper le vieillissement, Adapter la société et Accompagner les personnes âgées. Selon elle, l’économie argentée repose surtout sur les produits et service pour l’autonomie. Un secteur qui est déjà en plein essor car d’après les calculs, en 2015, les personnes âgées compteraient 39% de la population mais leurs dépenses représenteraient 50% de part du marché.

Un marché en pleine croissance

La ministre Michèle Delaunay a personnellement demandé à Philippe Starck, le célèbre créateur designer de concevoir un modèle plus attirant et surtout plus pratique pour l’aide à la marche des personnes âgées. Le nouvel déambulateur qui est un produit phare du projet ‘Triple A’ permettra aux séniors de rester chez eux le plus longtemps possible. Pour Jérôme Arnaud, Directeur général de Doro, une société suédoise leader européen des téléphones pour séniors, les créateurs vont miser sur le design des accessoires pour séniors pour séduire les consommateurs. En effet, ce n’est pas parce que c’est un accessoire destiné pour les vieux qu’il ne doit pas être attirant et dans l’air du temps.

D’ailleurs, l’économie argentée ou ‘silver economy’ présente un réel potentiel économique. Le ministre a annoncé que le secteur permettra de créer plus de 300 000 emplois d’ici à 2020. Ce marché déjà très florissant aux Etats-Unis, au Japon, au Grande-Bretagne et au Finlande va être plus avantagé aussi en France. Si les consommateurs ne trouvent pas les produits qu’il faut en France, ils iront en acheter ailleurs, souligne Jérôme Pigniez, initiateur de l’Asipag, une association destinée pour les produits et services pour l’autonomie. La technologie ne remplace pas le contact humain mais elle sera utilisée pour permettre aux seniors d’être indépendants aussi longtemps que possible.

Profiter des dernières chutes de neige avec des appareils adaptés

Même si nous arrivons à la fin de la saison hivernale, il n’est pas encore trop tard pour s’initier aux sports d’hiver et adopter des patins performants, des skis, des traîneaux ou des luges. Pour permettre aux personnes en situation de handicap ou à mobilité réduite de profiter des montagnes enneigées, les norvégiens ont inventé le « spark », un ensemble de luge, trottinette et ski qui contient une petite chaise en bois, un portant servant d’appui et deux longs patins élaborés avec calcul pour faciliter les déplacements en ville et les sorties dans les montagnes. D’après Roy Myrland, journaliste du pays, l’idée d’une telle adaptation est issue des pratiques traditionnelles qui utilisaient des os d’animaux en guise de patins.

Une aide à la marche pour les seniors

Les personnes âgées de plus de 60 ans sont les principales utilisatrices des sparks. Avec des techniques faciles d’utilisation, le sparks s’emploie comme un déambulateur pour faciliter les déplacements en montée tandis que l’engin se transforme en luge lors de la descente. La patinette fait donc partie de la vie quotidienne des norvégiens qui s’en servent pour les déplacements dans les supermarchés, les cafés et les boutiques.

Des engins motorisés

Pour ceux qui sont passionnés de moteur, il existe des versions plus innovantes comme la voiture dotée de pneus spéciaux pour affronter la route glissante. Il y a également la motoneige qui promet un maximum de liberté. Conduite sans permis spécial, elle est facile à manier car il suffit de pousser les boutons rouge et gris pour faire marcher l’appareil, tourner la poignée pour mettre les gaz et utiliser le poids du corps pour changer la direction.

Hiver : les seniors face à la neige

La neige vient avec son lot de désagréments mais les risques sont nettement plus graves pour les seniors à mobilité réduite. A Givet, les seniors sont habitués de leurs cannes et effectuent les courses et autres tâches quotidiennes sans trop penser aux éventuelles glissades sur les chaussées et trottoirs en pierre bleue du centre ville.

Vivre malgré la solitude

Avec la promotion du maintien à domicile, les aînés givetois sont de plus en plus nombreux à vivre seuls. Une solitude qui devient risquée en saison hivernale puisque les sorties deviennent très dangereuses. Par ailleurs, même si « la liberté de mouvement est une liberté fondamentale », il serait plus rassurant de savoir que d’autres personne peuvent s’occuper de ces personnes âgées. Parmi elles, Marcel a 82 ans et confie qu’il n’a plus personne pour l’aider malgré sa santé fragile. Pour sortir, il est obligé de marché à petits pas avec sa jambe raide et sa canne, ce malgré les périodes de neige. Même s’il reconnait le danger, il n’a pas investit dans des bottes de neige alors qu’il est obligé de sortir plusieurs fois par jour.

Entre familles et assistance

Dans la majorité des cas, les personnes âgées esseulées détestent « mendier de l’assistance » et se contentent de redoubler d’attention pour limiter les chutes. De son côté, Huguette Paillotte est une septuagénaire qui préfère ne pas déranger ses enfants et sa famille. Pour aller au marché, elle défie la nage et le verglas avec sa canne. De plus, elle explique que la marche figure parmi les prescriptions de son médecin traitant. Enfin, il est utile de rappeler que la France enregistre chaque année 450 000 chutes de personnes âgées de plus de 65 ans.

Seniors : vivre en compagnie d’un chien robot

A Singapour, les pensionnaires de la résidence pour personnes âgées de Ling Kwang vivent aux rythmes de la nouvelle technologie. Pour les aider à briser la monotonie de la vie et les soutenir dans les exercices de marche, les étudiants de l’école polytechnique de Singapour leur ont conçu un Compagnon interactif de rééducation pour les personnes âgées. Désigné par l’acronyme Eric, ce robot-chien n’a besoin que d’une batterie pour assurer une journée de guide lors des exercices physiques des seniors. Lorsqu’il est en marche, les infirmières de la maison de retraite sont libres d’effectuer d’autres tâches prioritaires.

Une surveillance ludique

Avant l’arrivée d’Eric, les résidents avaient du mal à respecter les étapes de la rééducation et les infirmières ne sont pas capables de surveiller un à un les participants à la séance. Pour Sandra Chan, responsable des infirmières, Eric sert de point de repère pour les vieilles personnes qui ont du mal à retenir leurs attentions sur le déroulement des exercices. Parmi elles, Lim Kok Leong, 92 ans, vit dans la maison de retraite depuis 20 ans et pour elle, l’arrivée d’Eric est remarquable : cette chose inanimée qui réagit avec les pensionnaires est une chose merveilleuse et motivante.

Un concept innovant

Pour prouver l’importance d’Eric, ses créateurs ont étudié les différences entre les effets des exercices physiques en présence du robot à quatre pattes et les séances normales. Les résultats ont démontré que le rythme cardiaque et les températures faciales étaient différents et la présence du robot calme les personnes âgées qui deviennent plus concentrées. Cette idée de chien-robot résulte du succès de la zoothérapie en maison de retraite mais la version robotique convient mieux aux seniors allergiques aux animaux.

Robotique : un exosquelette pour accélérer la rééducation fonctionnelle

Dans la catégorie des accidents domestiques, les chutes sont les plus dangereuses pour les personnes âgées susceptibles de souffrir de blessures à la colonne vertébrale. Ces dernières affectent énormément la vie quotidienne du patient qui doit suivre jusqu’à cinq années de rééducation pour rétablir les facultés motrice et retrouver une autonomie. Si jusque là, les kinésithérapeutes utilisaient des techniques à base de stimulation manuelle des membres paralysés, leurs taches seront nettement plus simplifiées et améliorées avec les nouvelles technologies de pointe qui promettent aucun risque de blessure.

Walkbot : un premier pas vers le futur

En tant que premier exosquelette médical porteur dédié à la rééducation, Walkbot a été programmé pour imiter les mouvements de la marche naturelle et le patient n’a besoin que de l’aide d’un seul encadreur. Il s’agit de jambes robotiques qui enveloppent celles du patient pour lui permettre d’évoluer sur un tapis roulant. Mis en place par P&S’Mechanics, Walkbot est conseillé pour la rééducation des patients victimes de blessures sportives, de sclérose en plaque, de maladie de Parkinson, d’infirmité motrice cérébrale, de dystrophie musculaire, d’ostéoarthrite ou d’amputations.

Même s’il existe plusieurs prototypes d’exosquelettes médicaux, Walkbot est le tout premier à être disponible sur le marché et ouvre la voie à d’autres modèles personnels destinés à aider les personnes en situation de handicap ou à améliorer les performances physiques et sportives des valides. A part Walkbot, P&S’Mechanics est actuellement en train de tester des versions capables de renforcer les muscles des jambes et engendrer une résistance à la marche dans les locaux des hôpitaux de Séoul.

Seniors : le high-tech pour une meilleure qualité de vie

En Hexagone, les données statistiques prévoient une hausse considérable du vieillissement de la population puisque 7,3 millions des Français auront plus de 80 ans en 2060. Cette amélioration de l’espérance de vie a un impact majeur dans la santé publique et c’est pour cela que les experts du grand-âge travaillent sur la création d’outils performants destinés à améliorer la prise en charge des personnes âgées et ainsi réussir à gagner des années d’autonomie. Voici une sélection des technologies de pointe déjà disponibles actuellement.

Dans le domaine de l’aide à la marche, les « chemins lumineux antichute » sont de véritables détecteurs de mouvements installés au pied du lit et qui enclenchent automatiquement des lampes sur le chemin à travers toutes les pièces de la maison. Ce système est estimé à 500 euros lorsqu’il est installé par un spécialiste et le coût diminue un peu pour ceux qui préfèrent se fier à leurs talents de bricoleur.

Au niveau de la domotique, des boîtiers servent de télécommande de l’ensemble de votre espace à vivre : ouverture et fermeture des portes, contrôle des volets roulants, réglage du système électrique et des lits automatisés.

Pour ce qui est de la santé, il existe désormais des distributeurs de pilules à programmer pour toute la semaine. A chaque heure de prise d’un traitement, le boîtier émet un flash ou envoie une alarme sonore tandis qu’il se verrouille automatiquement après la prise du médicament.

Pour conclure, il est important de rappeler que les seniors peuvent faire appel à l’Agence nationale de l’habitat ou Anah pour toute aide financière indispensable pour l’adaptation d’un logement au maintien à domicile.

Seniors : un nouveau dispositif pour prévenir la mobilité réduite

Au Québec, le Département de physiothérapie du Centre hospitalier de l’Université Laval ou CHUL dispose actuellement d’un appareil conçu pour évaluer l’équilibre, l’endurance et la mobilité des seniors. Il s’agit d’un ensemble de plateforme sécuritaire, de barre de soutien et d’écran tactile qui teste le patient installé en position verticale.

Un examen essentiel

Puisque les chutes sont les principales causes des décès et des pertes d’autonomie chez les personnes âgées, ce dispositif permet de prévenir et lutter contre les éventuelles pertes d’équilibre caractéristiques du troisième âge. Pour un résultat plus précis, le patient est soumis à des oscillations et autres déséquilibres contrôlés et doit tout faire pour garder son équilibre. Grâce à des jauges installées sous la plateforme, les corrections établies par l’individu pour diminuer l’oscillation sont enregistrées et ces données sont transcrites dans le dossier du patient.

Le cas d’un malade

Parmi les personnes qui ont déjà essayé le nouvel appareil, Boris Girondin a 68 ans et son diabète lui a causé de nombreuses chutes. Quatre mois avant l’utilisation de l’appareil, il souffrait de perte d’équilibre et devait se déplacer en fauteuil roulant. Actuellement, les résultats du test ont permis de l’aider dans l’amélioration de son équilibre et il a retrouvé les joies de la marche à pied.

Une nouvelle vie

Le déséquilibre a été un véritable problème pour Boris Grondin, qui devait calculer et limiter les déplacements typiques du quotidien comme la montée ou la descente des escaliers. A l’issue de trois améliorations de son équilibre, il a retrouvé une qualité de vie.

Maintien à domicile : place aux inventions !

A l’occasion des Ateliers du Bien Vieillir de la Mutualité Sociale Agricole ou MSA, les caisses de retraite et les personnes âgées participent activement pour apporter le maximum d’informations sur la vieillesse et l’art du Bien vieillir. Ces rencontres servent également de lieu d’échanges et de formation destiné à faire agir les retraités pour améliorer leur condition de vie. Parmi les points forts évoqués par les experts et les participants figurent les risques de chutes ou d’accidents domestiques, les difficultés sanitaires et la quête d’un logement accessible et adapté.

Une maison démontable

Présentée dans le volet habitat de ces Ateliers du Bien Vieillir, une maquette de maison démontable a vivement intéressé les participants avec ses cloisons amovibles, ses portes coulissantes, sa baignoire retirable. Cette innovation permet d’ériger une maison simplifiée qui diminue les travaux indispensables pour l’amélioration des conditions de vie pour une personne à mobilité réduite. Avec l’aide des conseillers indépendants, les seniors peuvent effectuer aisément une installation de barres ou de matériels adaptés comme les monte-escaliers, désencombrer un coin de la maison ou éclairer au maximum la maison.

Le bricolage au service de la mobilité réduite

Parmi les participants aux ateliers, Jacques Blosseville a 90 ans et son arthrose l’oblige à utiliser un fauteuil roulant ou un déambulateur. Puisque ces deux solutions ne lui convenaient pas, il a demandé à son fils de lui créer une version adaptée de la draisienne, un véhicule à deux ou quatre roues alignées qui nécessite la force des pieds pour avancer. Avec son « wellpedy », il peut désormais « marcher assis debout » et effectue même des taches quotidiennes comme la cuisine, les courses et les passages dans la salle de bain. Présentés au salon des services à la personne, les « wellpedy » ont reçus des médailles au concours Lépine de 2010, 2011 et 2012.

Seniors : les innovations technologiques à l’honneur au Salon des services à la personne

A l’occasion du Salon des services à la personne qui se déroule à Paris les 29, 30 novembre et 1er décembre 2012, les visiteurs sont invités à découvrir les nouvelles technologies de pointe et la domotique mises au service des personnes âgées à la Maison du futur.

Une autonomie robotisée

Pour cette édition 2012, les organisateurs de la rencontre misent essentiellement sur les solutions indispensables pour le maintien à domicile des seniors ou l’amélioration des conditions de vie des personnes dépendantes ou semi-dépendantes admises en établissement spécialisé. Au programme figurent donc les dernières technologies domotiques, les interfaces gestuelles, l’aide à l’autonomie et la robotique personnelle. Du côté des robots, SAMI est un semi-humanoïde créé par le Centre de robotique intégrée d'Île-de-France ou CRIIF. En tant que véritable aide à domicile pour personnes en situation de perte d’autonomie, il est capable de faire la cuisine, faire le ménage, aider le senior à se relever après une chute et lui apporter à boire. Avec ses milliers de capteurs, le prototype peut interagir avec son environnement et être télé-opéré par une connexion internet. Il y a aussi le FURo, le robot d’accueil interactif d’ODM Technologies qui est déjà fonctionnel dans les magasins asiatiques.

Doté d’un visage animé et capable de parler 30 langues, il est nettement plus convivial que les bornes traditionnelles et l’information du public est plus explicite et originale. Pour finir, ARIELL, le robot humanoïde de Cybedroid dispose d’une intelligence artificielle conçue pour les tâches indispensables pour tous les membres de la famille. Si le modèle présenté est encore un démonstrateur, il sera utilisé comme base pour les nouveaux prototypes capables de se recharger seul, de détecter un dysfonctionnement du système et de se relever après une chute.

Aide à la marche : des exosquelettes futuristes

Lors du dernier salon Robotica de Milan, les personnes en situation de handicap ont pu tester divers produits de haute technologie comme l’exosquelette de la société californienne Ekso Bionics et la main articulée de l’entreprise britannique RSL Steeper experte dans la création de prothèses.

Le bonheur des paraplégiques

A l’origine, l’exosquelette de la société Ekso Bionics dénommé Hulc, était destiné exclusivement aux militaires. Il s’agissait d’un ensemble de harnais posé au niveau du torse et d’un système de bras articulés qui enserrent les jambes jusqu’aux pieds. Construite avec des tiges d’aluminium et de titanes fines, l’armure ne pesait que près de vingt-cinq kilos. Mais Esko, sa version actuelle dédiée aux paraplégiques permet de reposer tout son poids sur le sol, non sur la personne qui la porte. Pour plus d’efficacité, il est conseillé de le porter avec des béquilles. En ce qui concerne la sécurité, l’engin dispose de tout un système électronique qui permet d’activer sa commande à distance. Il est surtout conseillé en usage thérapeutique où le médecin peut contrôler la longueur du pas et la rapidité de la marche (jusqu’à 3,2km/heure). A noter qu’Esko dispose de tout un système de capteurs, de moteurs et de logiciels indispensables dans la commande des jambes.

Une main bionique pour les amputés

Chez RSL Steeper, BeBionic3 est une main artificielle inventée pour rendre toute l’autonomie de la personne qui la porte. Conçue en aluminium et en fibre de carbone, elle ne pèse que 550 g et utilise un système d’électrodes reliées aux terminaisons musculaires et nerveuses du haut des bras (biceps et triceps). Ce sont les mouvements de ces muscles qui envoient un courant électrique pour commander la main : tendre le biceps pour la fermeture et étirer le triceps pour l’ouverture. Avec son logiciel Bebalance, la main bionique peut être paramétrée et effectuer quatorze mouvements de la main : pincer, tendre la main, pointer l’index, etc.

« Adream » : pour une vie quotidienne hautement technologique !

A Toulouse, les équipes du laboratoire du LAAS CNRS sont en train de perfectionner la maison du futur. Il s’agit du bâtiment «Adream» qui comporte toutes les normes technologiques imaginables comme les panneaux solaires, les capteurs de localisation, la géothermie et la robotique. Une aide européenne et une collaboration avec Région Midi-Pyrénées a permis de débloquer 7,2 millions d'euros d'investissements destinés mettre en ½uvre cet habitat témoin.

Un assemblage de projets

D’après Jean Arlat, directeur du LAAS, Adream est le fruit d’un jumelage de deux projets de haute envergure : l’évolution d’objets mobiles comme les robots dans un bâtiment et l’étude du comportement énergétique d’un édifice auto-suffisant. Aujourd’hui reconnue comme la plus importante expérimentation grande nature dans la zone européenne, la maison a vu l’implication d’une centaine de chercheurs et propose diverses innovations comme les 2000 capteurs de localisation de mouvements, de la présence et de l’humidité. Cette technique permet entre autres la prévention des chutes au sol des seniors ou des personnes dépendantes ainsi que la commande du robot PR2 chargé d’engager la conversation avec la personne à secourir, lui apporter une bouteille d’eau ou appuyer sur le bouton d’urgence pour lancer la visiophonie avec le médecin traitant et contacter les services d’urgence médicale.

Une option pour le maintien à domicile

En ce qui concerne l’utilité du robot PR2, Michel Diaz, coordinateur du projet Adream au LAAS promet une installation chez les particuliers d’ici cinq à dix ans. Très autonome et capable de s’auto-recharger, ce type de robot est idéal pour le maintien à domicile des personnes âgées.

Aide à la marche : la passion des cannes à système

Depuis le XVIIIe siècle, les cannes à systèmes ont toujours impressionnées les collectionneurs les plus aguerris. Que ce soit une canne d'aquarelliste, une canne montre, une canne Toulouse-Lautrec, une canne pour mesurer la densité du lait ou une canne poudrier, elle aide beaucoup son utilisateur dans le bon déroulement de la vie quotidienne.

Un objet très rare

Parmi les pièces maitresses de la prochaine vente aux enchères de l'hôtel Salomon de Rothschild de Paris figure une superbe canne qui contient tout un ensemble d’outils de bureau indispensables pour les voyages. Il s’agit d’une panoplie de coupe-papier, de gratte-papier, de porte-mine, de cachet à cire et son bâton, d’une réglette et de deux bouteilles d’encre. Pour Gilbert Segas, expert de la vente coordonnée par l'étude Cornette de Saint-Cyr, c’est une pièce rare conçue pour les illuminés qui demeure encore utilisable à nos jours. Selon toujours le spécialiste, il s’agit d’un présent offert à une personnalité importante du tout début du XXe siècle. Cette hypothèse est confirmée par la forme des instruments, le style d’écriture du chiffre sur le cachet et du décor du pommeau en perles de pâte de verre.

Des ouvrages recensés

La canne à système a toujours passionné les écrivains. Parmi les quelques ouvrages sur le sujet, Les cannes à système, un monde fabuleux et méconnu de Catherine Dike rassemble environs 1 000 modèles. Si on revient sur l’historique de ce bel objet antique, le premier modèle élaboré vers la fin du XVIIIe était très simple. Il s’agit de la canne épée largement utilisée durant la révolution qui interdisait tout port d’arme blanche. Pour arriver à mieux se défendre, il fallait opter la sur la ruse, d’où la création d’un tel objet à double fonction. Avis aux spécialistes de supports d’aide à la marche qui pourraient de cannes plus sophistiquées pour le bien-être des seniors.

Une autre vision du handicap à Nîmes

A l’initiative de l’Association des Paralysés de France (APF) du Gard, une exposition-concours sur le thème « Beauté et Handicap » s’est déroulée la semaine dernière l’hôtel Novotel Atria. Lors de la cérémonie de lancement de l’événement, les organisateurs ont fait référence à Antoine de Saint-Exupéry, auteur de la célèbre phrase : « Si tu diffères de moi, moins de me léser tu m’enrichis ».

En son statut d’organisatrice, Dolorès Orlay-Moureau confirme qu’il s’agit d’une exposition gratuite de 50 « ½uvres réalisées par des personnes valides et handicapées ». Pour Lisette Persillet, membre de l’APF, « Les participants ont répondu à un appel que nous avons lancé dans la presse. On retrouve des particuliers, des associations, des handicapés et des valides, comme l’artiste anglaise Barbara Robinson ».

Le thème « Beauté et Handicap » a été longtemps étudié par les associations de Nîmes et du Languedoc-Roussillon. Lisette Persillet explique : « On a voulu démontrer que ce n’est pas parce que l’on est en situation de handicap qu’il n’y a pas de beauté ». Du côté des participants, l’association Ateliers Galaxie a tenu à présenter des ½uvres originales et impressionnantes. Pour Marie-Ange Diaz, animatrice : « Nous sommes tous des chefs-d’½uvre » est une « composition collective originale » puisqu’« On a voulu, par le biais de l’humour, mettre de la distance avec le handicap pour dédramatiser » avec la Joconde aveugle, le Baiser de Rodin donné sur chaise roulante ou une Tour Eiffel poussant un déambulateur.

Dès qu’il aura choisi la meilleure ½uvre, le jury composé de professionnels, de journalistes et du public se prononcera et le vainqueur participera à une exposition professionnelle à la chapelle des Jésuites.

Mobilité réduite : des chiens exceptionnels à adopter !

Samedi dernier, l’association Handi’Chiens a procédé à des séances de démonstration des capacités de leurs petits protégés. Eduqués pour venir en aide aux personnes à mobilité réduites, les chiens d’exception sont remis gratuitement à leurs propriétaires après la formation.

Durant cette journée de découverte qui s’est déroulée au centre commercial C. Chenôve entre 10 heures et 17 heures 30, le public a pu apprécier l’agilité et le savoir-faire des chiens dressés par quatre familles d’accueil situées à Dijon.

En guise d’exemple, les chiens dressés pour l’assistance sont capables d’effectuer une cinquantaine de commande : prendre un porte monnaie et le donner à la caissière, mettre le paquet sur les genoux de son maître et une fois arrivé à la maison, ouvrir le placard.

Une meilleure solution pour les écoliers en situation de handicap

Actuellement, plusieurs enfants en situation de handicap sont accompagnés de leur assistant à quatre pates. Pour ceux qui veulent tenter l’expérience, il suffit d’obtenir une autorisation venant du chef d’établissement suite à un accord préalable de l’association Handi’Chiens. Pour les enfants autistes et les polyhandicapés, l’association propose des chiens d’éveil préformés. Pour les adultes qui résident en maison de retraite, il existe des chiens d’accompagnement social. Ces animaux sont également proposés pour les centres de rééducation fonctionnelle, les Maisons d’accueil spécialisées, les Ehpad, etc.

Un bénévolat réussi

Pour mieux aider les personnes à mobilité réduite, les bénévoles de l’association spécialisée dans l’éducation de chiens exceptionnels leur promettent, à l’issue des séances de formation, un chien d’assistance bien dressé, câlin et sociable.

Aide à la marche : une avancée dans le monde de l’assistance électrique

Le Salon Eurobike 2012 qui s’est tenu dernièrement à Friedrichshafen en Allemagne a été l’occasion de faire le point sur les dernières nouveautés en termes de véhicules urbains à deux roues. Pour la célèbre marque Michelin, le vélo pliable à assistance électrique « a été conçu comme un instrument qui prolonge la mobilité urbaine de manière durable ».

En termes de manque de place, le vélo peut être rangé dans un petit appartement ou dans le coffre de la voiture. Après 4 heures 30 de temps de charge, l’engin dispose d’une autonomie de batterie de 45 km et son utilisateur peut donc effectuer les trajets quotidiens sans aucun souci. Dans son dernier communiqué, la marque confirme que « la mobilité chez Michelin se conjugue nécessairement avec la sécurité. C’en est une composante nécessaire et indispensable. Le vélo à assistance électrique se conforme à cette exigence ».

Techniquement parlant, le vélo pliable à assistance électrique est doté d’un cadre en alliage d’aluminium au pneu avec une protection anti crevaison, d’une chambre à air de forme « carrée » qui efface les effets d’une crevaison, d’un système de vitesses intégré dans le moyeu de la roue prévenant le déraillage. Pour garantir la sécurité et la qualité indispensables aux personnes à mobilité réduite comme les seniors, Michelin effectue des contrôles individuels des vélos avant toute mise en circulation.

Avec ses 17,6 kg, ce nouveau vélo à assistance électrique est pliable, léger et compact. Pour les adeptes du cyclisme, il peut être conduit en mode classique ou avec l’aide de ses batteries. Pour cette dernière option, l’utilisateur dispose de trois niveaux de sollicitation motrice avec un programme « piéton » qui rend possible la circulation à 6 km/h.

Haute technologie : un exosquelette imprimé en 3D

Une dernière invention dans le monde du 3D a permis à Emma, une fillette de 4 ans de recouvrer l’usage de ses mains. Il s’agit d’un exosquelette imprimé en 3D créé spécialement pour permettre aux enfants handicapés de retrouver des gestes basiques mais indispensables : jouer seul, faire des câlins, écrire, etc.

Handicapée à la naissance, Emma a déjà suivi d’innombrables interventions et traitements censés lui guérir des raideurs articulaires causés par son arthrogrypose. Vu que les soins prodigués n’ont toujours pas réussi à faire bouger les de sa fille, la mère d’Emma s’est tournée sur l’exosquelette biomécanique « Wilmington Robotic Exoskeleton » du docteur Tariq Rahman qu’elle a découvert lors d’une conférence. Jusque là utilisé par des adultes, l’exosquelette était conçu en métal trop lourd pour des enfants. Pour y remédier, les docteurs Tariq Rahman et Whitney Sample ont utilisé une imprimante 3D capable de reproduire des dessins spécifiques en modèles d’exosquelette élaborés en thermoplastique, un matériau largement plus léger.

Depuis l’installation du « Wilmington Robotic Exoskeleton » sur la petite Emma, sa mère raconte : « Elle peut faire ses devoirs, elle écrit, bien-sûr elle joue, et c'est un moyen d'interagir avec ses camarades. [...] Quand elle a commencé à s'exprimer, on allait [à l'atelier du docteur Sample] et on disait "Emma, tu sais qu'on va te mettre le WREX". Et elle appelait ça ses bras magiques ». De son côté, le docteur Tariq Rahman a vulgarisé sa création et à ce jour, l’exosquelette a fait le bonheur de quinze enfants.

High-tech : un fauteuil roulant guidé par la pensée

Pour apporter un maximum de liberté aux personnes en situation de handicap, les spécialistes en technologie ne cessent d’inventer des gadgets intelligents très performants. Parmi les derniers arrivés, « TIM » ou Thought-controlled Intelligence Machine est une chaise roulante commandée par la pensée qui sera accessible au grand public dans les environs de 2017.

Créé par des chercheurs de l’Université de Technologie de Sydney, « TIM » est doté d’un système d’électrodes installées sur la tête de son utilisateur. Ces électrodes s’occupent de capter les signaux électriques qui seront décodés et traduits en ordres afin de faire bouger le fauteuil. Pour tous les éventuels obstacles, la caméra sur l’engin permet de les prévenir.

Présentée à l’Ultimo Science Festival de Sydney après 15 années de recherches, « TIM » fait la fierté de ses inventeurs. Parmi eux, Hung Nguyen est professeur à l'Université de Technologie de Sydney et il confirme : « J'ai longtemps travaillé dans la robotique, à la conception de robot joueur d'échecs. Et j'ai pu remarquer l'étroite relation entre l'Intelligence Artificielle de la robotique et la neuroscience. J'ai considéré qu'il serait utile de se servir de la robotique pour aider les gens victime de sévères incapacités ».

Le test des premières utilisations du « TIM » ont été concluantes puisqu’il suffit de fermer les yeux pour diriger l’engin. En misant sur l'électro encéphalographie qui change en action les ondes cérébrales, Hung Nguyen et son équipe sont confiants sur l’avancée des recherches et pensent que « Cette invention va accorder à la fois une plus grande mobilité et une plus grande indépendance aux personnes à mobilité réduite ».

Jalles Astronomie : des nuits des étoiles pour tous

En collaboration avec l'Association Française d'Astronomie, l’association « Jalles Astronomie » présente les 22èmes nuits des étoiles. Cet événement sera l’occasion de s’initier à l’observation du ciel durant trois soirées exceptionnelles :

- le vendredi 10 août à la plaine des sports de Saint Jean d'Illac
- le samedi 11 août à la plaine des sports Colette Besson de Martignas
- et le dimanche 12 août à Pessac Bourgailh : pour cette soirée, il sera préférable d’apporter des vêtements chauds.

Destinées au grand public, ces soirées gratuites et sont les bienvenues pour mieux profiter de la douceur des nuits estivales. Ainsi, les parents, les enfants, les personnes à mobilité réduite, les spécialistes d’astronomie et les amateurs sont conviés à tester cette expérience.

Pour les observations à l’½il nu, l’association distribuera une carte du ciel à chaque famille afin de mieux les guider dans l’identification des astres. De l’autre côté, les animateurs seront mis à disposition des visiteurs qui veulent utiliser du matériel pédagogique et autres instruments astrologiques tel le plus grand télescope amateur d’Aquitaine.

Enfin, pour aider les personnes handicapées, l’association prévoit un télescope spécial fixé à une monture pour mieux leur permettre d’observer le ciel à Jalles Astronomie. En cas de mauvaise météo, l’organisateur de l’événement prévoit des séances de conférence.

Aide à la marche : l’entrée en jeu de la technologie de pointe

Dans le cadre du projet Adream (Architectures dynamiques reconfigurables pour systèmes embarqués autonomes mobiles), un appartement dédié à « l’intelligence ambiante » vient de voir le jour dans un laboratoire de recherche du Laas (laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes) du CNRS de Toulouse (Haute-Garonne).

Dans ces pièces à vire nouvelle génération, les lampes s’allument automatiquement à la tombée de la nuit, le ventilateur se met en marche après avoir détecté une hausse de la température, les fauteuils sont munis de capteurs de présence humaine. Et les autres capteurs et caméras installés dans la pièce sont indispensables pour transmettre les données sur la luminosité, la température, la pression et la consommation d’électricité. L’interconnexion entre ces objets est exploitée pour faciliter la vie des personnes à mobilité réduite qui occupent les lieux.

Parmi les initiateurs du programme, Mahdi Ben Alaya, doctorant en informatique spécialiste de l’Internet des objets affirme : « Nous testons dans des conditions réelles les systèmes que l’on développe, c’est plus concret qu’en laboratoire ». Du point de vue pratique, le projet est un véritable atout car les objets de la vie courante « nous permettront d’économiser de l’énergie… et de l’argent! Comme un chauffage qui se met en route automatiquement un peu avant votre retour du travail, sans que l’on ait à programmer quoi que ce soit. On peut aussi penser à une machine à laver qui se met à fonctionner à l’heure où cela coûte le moins cher. »

De son côté, Michel Diaz, coordinateur d’Adream mise sur l’aspect pratique des systèmes de nouvelle génération. Il serait intéressant de mettre au point des capteurs qui ont besoin du minimum d’énergie « car si on doit changer les piles tous les mois, personne n’en voudra ».

Pour ce qui est de l’accessibilité du projet pour le consommateur, Michèle Diaz affirme que « D’ici trois ans, on aura des choses intéressantes à montrer. Les systèmes et les logiciels que nous développerons seront en open source, c’est-à-dire libres. Ce sera ensuite aux industriels de se les approprier pour les rendre commercialisables. ».

Robotique : nouveaux prototypes

Pour soutenir les recherches médicales et faciliter la vie quotidienne des personnes à mobilité réduite, des experts américains, du département de génie électrique de l’Université de l'Arizona, ont créé une paire de jambes biomécaniques qui imitent au millimètre près les fonctionnalités de celles des humains.

Même si ces jambes robotiques sont moins grandes que celles des humains, elles permettent parfaitement d’imiter les gestes de bases tels la position assise, la station debout, l’accroupissement du corps, la position à genoux, la marche, la montée d’escaliers, etc. Très économe en énergie, ces nouvelles jambes sont guidées avec un petit ordinateur relié à des détecteurs dissimulés dans les pieds.

« L'une de nos idées, c'est de construire des robots qui peuvent être utilisés à proximité des êtres humains », soutient Anthony Lewis, l’un des auteurs de cette recherche dédiée aux humains. Par ailleurs, le spécialiste confirme que « Les robots conventionnels sont issus des robots industriels et ils sont très raides: il ne serait pas prudent de les laisser dans les environs de votre grand-mère ».

Publiée dans le Journal of Neural Engineering, le bon fonctionnement du prototype dépend de trois systèmes de base : les détecteurs installés dans les pieds ; le squelette des jambes imite les trois articulations des membres inférieurs (hanches, genoux et chevilles) tandis que des sangles remplacent les muscles. Enfin, une copie électronique d’une partie du système nerveux humain permet de guider tous les déplacements tout en tenant compte de l’environnement.

Anthony Lewis confirme : « Lorsque nous avons combiné tous ces éléments, le mouvement qui en a résulté était très semblable à celui d'un être humain (...) particulièrement la hanche et le genou ». Il ne reste plus qu’à ajouter un système de vision et des détecteurs tactiles pour confirmer l’allure « de façon à ce que s'il trébuche, le système se corrige lui-même et ne tombe pas ».

Personnes âgées : Ouverture d’un gérontoparc aux Matelles

Inauguré le 23 juin dernier, le gérontoparc de la maison de retraite Notre Dame des Champs, aux Matelles est un véritable lieu de villégiature dédié aux personnes âgées adeptes de remise en forme. Cette nouvelle espace de détente figure parmi l’un des premiers édifiés en France.

En revenant d’un séjour à Porto ; le docteur coordonnateur Guy Valette a eu l’idée d’ouvrir un lieu en plein air dédié à la rééducation et au maintien de l’autonomie des 61 résidents de la maison de retraite Notre Dame des Champs. Il fait part du projet à Patrice Serre, directeur de l’Agespa(responsable de la gestion de trois établissements à Lodève, aux Matelles et à Béziers) et ensemble, ils commencent à se mettre en quête d’artisans locaux pour la réalisation du dit projet. Mais ils décident d’engager un spécialiste de la fabrication de parcs pour enfants qui utilise essentiellement des structures et matériaux d’origine allemande.

Le projet prend vie en novembre 2011 et les résidents ont pu en constater les avancées. Parmi les témoignages des utilisateurs sur le gérontoparc, la présidente des résidents parle d’une « création divine » tandis que le médecin affirme que « La rééducation est aussi importante que le fonctionnement cérébral. Après une chute, il faut reverticaliser la personne au plus vite. Sinon, elle risque de devenir grabataire jusqu’à la fin de ses jours. Les pensionnaires sont attirés vers l’extérieur et ne se sentent pas en prison, comme dans une salle de kiné. »

Par ailleurs, le financement apporté par la communauté du Pic Saint-Loup a permis l’ouverture de l’espace aux clubs du troisième âge de tout le territoire. Pour finir, les élèves du jardin d’enfants d’à côté sont également admis au parc pour permettre une échange intergénérationnelle.

Prix B2V «Solidarité Autonomie Seniors» : 50000 euros pour les projets prometteurs

Pour promouvoir l’innovation sociale et l’accompagnement des personnes âgées, le Groupe de protection sociale B2V a mis en place le prix « Solidarité Autonomie Seniors ». Pour cette première édition, les sélections ont été basées sur quatre thématiques essentielles : soutenir la participation sociale des retraités, encourager le maintien de l’autonomie à domicile des personnes âgées dépendantes ; aider les seniors en situation de précarité et soutenir les aidants familiaux et bénévoles de personnes âgées dépendantes. A part leur importance sociale en accompagnement du vieillissement, les dossiers de candidature ont été examinés suivant leurs aspects novateurs, leur viabilité économique, l’expertise du porteur de projet et la capacité du chef de projet à maintenir l’action.

Voici les quatre lauréats du concours ont reçu leur lot le 12 juin dernier :

L’association AIDER – Eure (26) reçoit le prix spécial (20 000 ¤) pour son projet intitulé « Cohabitons en Drôme-Ardèche ». Il s’agit d’une cohabitation intergénérationnelle qui consiste à inciter un retraité à proposer une chambre à un jeune en échange d’une aide spécifique et occasionnelle. Cette solution de logement temporaire en territoire rural répond très bien aux besoins des habitants. A noter que cette association ½uvre depuis 1999.

L’association l’Embellie – Forcalquier (04) s’est vu attribuer le 1er Prix (15 000 ¤) pour son projet « Répit et soutien ». Dès sa création en 2009, cette association aide les malades âgés ou en perte d’autonomie ainsi que leurs proches. En gros, ce projet consiste à proposer des séjours en chambres d’hôtes aux malades et effectuer des suivis réguliers à leur domicile pendant toute l’année.

L’association APAPAD (Association pour la Promotion d’Actions pour les Personnes Agées ou Dépendantes) – Dunkerque (59) a obtenu le 2ème Prix (10 000 ¤) pour ses services d’accueil de jour itinérant, de baluchonnage (répit à domicile) ainsi que son projet « la Maison d’Aloïs » qui est un plateforme d’accompagnement et de répit pour les aidants familiaux de victimes de la maladie d’Alzheimer. Elle propose également des après-midi de sortie pour ses membres.

Enfin, le 3ème Prix (5 000 ¤) a été attribué à la Mutualité Française Limousine – Limoges (87). Qui dirige une soixantaine de services et d’établissements (EHPAD, accueil petite enfance, centres médicaux, services à la personne).

Le dispositif Yvelines Etudiants Seniors pour 2012.

Le Conseil général des Yvelines a mis en place, pour la neuvième année consécutive, le dispositif Yvelines Etudiants Seniors. Ce système est destiné à briser l’isolement des personnes âgées et à favoriser les échanges entre plusieurs générations. Dans cet esprit, le Conseil Général des Yvelines recrutera 150 jeunes pour guider les seniors du département. Ainsi, leur quotidien sera plus égayé et ils seront moins isolés.

Le système consiste aux personnes âgées de recevoir chez elles des visites de jeunes, durant les deux mois d’été. Ces jeunes prennent en charge les rendez-vous avec les seniors. Ils sont embauchés en emploi saisonnier, au soin du Conseil général des Yvelines. Ce dernier collabore étroitement avec les Centres Communaux d'Action Sociale les Coordinations Gérontologiques Locales.

Afin de bien mener leur mission, les jeunes accompagnateurs sont formés par un expert social. Par la suite, ils effectuent une visite, afin de nouer un premier contact convivial avec les membres. La création de cette nouvelle relation est alors appuyée par des promenades, des courses dans les magasins et des jeux de société.

Ce dispositif est réellement bénéfique pour les personnes âgées, car cela leur permet de prévenir les pathologies et les difficultés relatives à l’isolement. De plus, ce service est gratuit. Cette initiative a été déployée, la première fois, en 2003, avec plus de 50 000 visites et 1 200 jeunes. Cette année, 75 jeunes seront embauchés pour le mois de juillet et 75 autres au mois d’août. Le système Yvelines Etudiants Seniors représente un budget annuel de 400 000 ¤.

A Béthune, des ateliers de gymnastique douce sont proposés aux séniors pour renforcer leur autonomie

Une initiative intéressante proposée par le Conseil Général du Pas-de-Calais depuis 2011 et prolongée pour toute l'année 2012 : le financement des ateliers de gymnastique douce dédiée aux personnes âgées dans le département, notamment dans la ville de Béthune.

Pour rompre la solitude des personnes âgées, souvent à mobilité réduite mais désireuses d’être maintenues à domicile, les ateliers ont été mis en place sur une base régulière, pour les personnes de 60 ans et plus. L’enthousiasme des participants ne s’est pas fait attendre : chaque semaine, ils se retrouvent en groupe de douze dans les salles polyvalentes prévues à cet effet. La semaine dernière par exemple, une douzaine de personnes âgées se sont retrouvées pour une séance découverte de la gymnastique douce : la séance dure une heure moyennant une petite participation de 2 euros par personne.

Leur professeur d’activités physiques spéciales séniors, Aurélien Danthois, sera en charge de l’animation des ateliers pour toute l’année 2012. Une fois par moi, un autre professeur, Jérémy Lièvre, prendra le relais.

Pour stimuler les seniors et renforcer leurs capacités à la marche et à l’autonomie, des matériels variés sont utilisés pendant les séances : chaises, haltères, cerceaux, ballons de gym, bandes élastiques, etc. Le travail physique est bien entendu adapté à l’énergie des personnes âgées, le but étant de favoriser le maintien de leur équilibre, et prévenir le vieillissement de la mémoire, par des exercices de gym’mémoire.

Rappelons qu’une activité physique régulière contribue à préserver une certaine autonomie ainsi qu’à réduire les risques de chute, important lorsque les personnes âgées sont seules chez elles. Point intéressant : tous les séniors sont les bienvenus aux ateliers de gymnastique douce, même ceux qui ne résident pas à Béthune ni dans le département Pas-de-Calais.

Les progrès de la domotique de plus en plus accessibles pour les personnes à mobilité réduite.

Les progrès de la domotique se font de plus en plus sentir dans notre vie quotidienne. Financièrement, l’investissement s’avère plus accessible et une installation résidentielle innovante.

La domotique a en effet la particularité d’allier sécurité, confort et divertissement pour rendre notre vie quotidienne plus facile et les coûts plus abordables.

De plus, selon Jonathan Pépin, de la société Construction Jova, la domotique a également l’avantage considérable de contribuer aux économies d’énergie grâce à la gestion intelligente de l’éclairage et des installations domestiques : «Il y a des gens qui font ça d'abord pour leur sécurité, d'autres pour le confort, le luxe».

Conscient du marché porteur que représente la domotique, notamment auprès des personnes à mobilité réduite, Jonatha Pépin s’est associé à la société Maison Domo pour proposer des solutions qui collent au plus près des besoins personnalisés des consommateurs.

La vie quotidienne est simplifiée grâce à des écrans tactiles ou une tablette numérique insérée dans un mur de la maison, en général près de l’entrée. Tout est mis à contribution : les téléphones portables, la télécommande ou l’écran que l’on peut poser n’importe où dans la maison. Parmi les dernières innovations en domotique, la vidéo-conférence sur écran tactile : «Avec un écran dans la télécommande par exemple, on peut savoir qui sonne à la porte pendant qu'on est au sous-sol en train de regarder son match de hockey. On peut parler à la personne et débarrer la porte en étant en bas...», précise Pierre Brosseau de Maison Domo.

L’avantage de la domotique est que son avenir est sans limite, les possibilités sont infinies, on peut l’exploiter pour coller au moindre de nos besoins. Pour les personnes à mobilité réduite, qui ont du mal à se déplacer rapidement et sont en fauteuil roulant, cela peut signifier des habitudes aussi pratiques que d’appuyer sur un seul bouton pour désactiver l’alarme, tamiser les lumières et démarrer la musique, à la fois ! Sécurité et loisir sont de plus en plus associés, l’installation d’un système domotique devrait permettre de profiter de tous les appareils multimédia installés dans une maison, sans effort, tout en contrôlant le niveau de confort des lumières, du bruit ou du chauffage.

Mais l’innovation va encore plus loin, et met l’accent sur la sécurité lorsque vous n’êtes pas chez vous. Grâce à une connexion Internet, vous pouvez contrôler à distance si votre alarme est bien en place ou si vous avez bien fermé à clé avant de partir en vacances. Si vous avez installé des caméras, vous pourrez faire le tour de votre maison de l’autre bout du monde.

Ce qui est intéressant, c’est que les coûts d’installation du système varient en fonction de vos besoins, il faut savoir qu’un système de base vous coûtera entre 3000 et 4000 euros.

Personnes à mobilité réduite, prendre l’avion est votre droit !

En ce début d’année 2012, on n’en a jamais assez de rappeler le règlement européen en matière de transport des personnes handicapées et à mobilité réduite, pour nous rappeler que ce règlement est en vigueur et que les aéroports et compagnies aériennes se doivent de l’appliquer !

En effet, selon le règlement européen n°1107/2006 du 5 juillet 2006, une compagnie ou un organisateur de voyages ne peut pas vous refuser une réservation de vol ou un embarquement en raison de votre handicap. Ce règlement s’impose à tous les aéroports de l’Union Européenne, de la Norvège et de l’Islande, ainsi qu’aux compagnies aériennes pour tous les vols réguliers passant par le sol européen.

L’exception serait que les compagnies concernées justifient leur refus pour des motifs de sécurité uniquement. Mais vous pouvez demander à ce que ces motifs soient indiqués par écrit dans les 5 jours suivant le refus de votre réservation ou votre embarquement.

Par ailleurs, il est important de préciser que l’on peut exiger que la personne à mobilité réduite ou handicapée soit accompagnée à ses frais par une personne apte à lui fournir une assistance.

De plus, les aéroports sont tenus d’assurer une assistance gratuite dans leurs enceintes jusqu’au siège de l’avion. Si le règlement européen n’est pas respecté, le passager peut déposer une plainte auprès de la direction générale de l’aviation civile à l’adresse ci-après :
Direction du transport aérien, bureau des passagers aériens, 50, rue Henry-Farman 75720 Paris Cedex 15

En clair, personnes à mobilité réduite, vous souhaitez prendre l’avion. Oui, vous êtes en droit de l’exiger.

Le Salon Planèt’Energy mettra l’accent sur les personnes à mobilité réduite en janvier 2012 !

Une excellente nouvelle pour les opérateurs et toutes personnes intéressées par le confort des personnes à mobilité réduite : le salon Planèt’Energy, qui se tiendra du 27 au 30 janvier 2012 au Centre des Congrès d’Epinal, mettra le focus sur l’accessibilité et les bienfaits de la domotique dans le domaine du handicap.

L’objectif du salon : trouver toujours plus de solutions durables pour faciliter la vie quotidienne des personnes à mobilité réduite, véritable enjeu de notre 21ème siècle. En effet, la loi du 11 février 2005 stipule clairement : “l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées”. Cette loi s’applique à toutes les situations d’accessibilité, notamment et surtout dans son propre domicile.

Plus encore, le salon Planèt’Energy mettra l’accent sur le label HANDIBAT®, qui a pour objectif d’apporter une information aussi fiable que possible aux professionnels du domaine de l’accessibilité des bâtiments et des sites, ainsi qu’aux professionnels des équipements pour personnes handicapées, quel que soit le type de handicap, et pour personnes à mobilité réduite.

Parmi les solutions attendues durant le salon, toute l’ergonomie nécessaire dans les domaines de la salle de bain et de la cuisine.

Longtemps perçue comme inaccessible et onéreuse pour une grande partie de la population, la domotique est aujourd’hui considérée comme un moyen incontournable pour l’accessibilité aux bâtiments, et donc aux logements, mais aussi à la maîtrise de l’énergie dans notre domicile. La domotique a pour objectif de rendre un bâtiment aussi “intelligent” que possible, en fait. C’est également dans ce sens que le salon Planèt’Energy permettra aux visiteurs de mieux connaître les offres et solutions des professionnels du secteur.

Le maintien à domicile des personnes âgées sera un enjeu moteur dans les conférences qui seront menées durant le salon autour de ces thématiques. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site officiel du salon Planèt’Energy : www.planet-energy.fr

La Maison du futur, visible du 1er au 3 décembre 2011 à Paris, Porte de Versailles !

La Maison du futur a rencontré un certain succès auprès des visiteurs du dernier salon Salon des services à la personne, qui s’est tenu à Paris, Porte de Versailles du 1er au 3 décembre 2011.

Durant ce salon, une maison a été exposée et équipée des toutes récentes innovations technologiques et domotiques. Rappelons que 250 exposants ont été réunis autour de grands thèmes tels que la dépendance et l’autonomie des personnes âgées, des personnes handicapées ou dépendantes ; le développement d’une structure de service pour personnes âgées ou dépendantes ; la rencontre entre demandeurs d’emplois et employeurs du secteur des services à la personne.

L’objectif a été de montrer aux visiteurs les dernières nouveautés en matières d’appareils destinés au confort et à l’autonomie des personnes dépendantes. La Maison du futur a été installée sur 400m² : parmi les innovations présentées, le robot japonais Partner Personal Robot qui se déplace, se connecte à Internet et communique avec un interlocuteur.

Autre innovation notable : un fauteuil roulant capable de monter et descendre des escaliers sans aide externe. Mais aussi des innovations hi-tech soucieuses de la sécurité dans la maison : un détecteur de gaz capable d’actionner la fermeture automatique du circuit d’arrivée de gaz. Ou encore un détecteur d’inondation de l’intérieur d’une maison, capable d’envoyer un message d’alerte sur un téléphone portable en cas d’accident.

Pour les séniors, une baignoire à porte pour renforcer la sécurité dans la salle de bains. Une porte actionnable qui réduit le risque de chute.

En clair, une Maison du futur axée sur la sécurité de ses occupants, pour faciliter la vie des personnes à mobilité réduite notamment. Rappelons que le salon a été organisé par l’Agence Nationale des Services à la Personne.